La libre littérature française des Amériques



PEUPLE DES ORDURES



Jean-Luc FERRY




Jean-Luc FERRY, c’est son nom, est peut-être un enfant naturel de Renault, le chanteur (Renaud) ou l’ancien fief syndicaliste d’avant-garde, que la robotisation a lobotomisé.


Sur les bancs de leur école républicaine,
Alors qu’à peine tu viens de naître,
Dominus, Domine, Dominum,
On t’enseigne à décliner le nom du maître :
Ni Degaulle, ni Jaurès, ni Léon Blum,
Ils sont les rois, nous hommes de peines !

Peuple des ordures reprend les armes,
Il y a de nouvelles têtes à faire tomber !


Ils se cachent derrière les oripeaux de la démocratie,
Défenseurs de la morale, tellement sûrs de leurs bons droits.
Leurs valeurs et leurs technocrates, je les conchies !
A leur élite, je lève un doigt.
Ils sont combien les enfants du ghetto
Assis sur les bancs de Sciences Po ?

Peuple des ordures ne soit pas si naïf,
Marchands, politiciens, Mafia, même combat !


Le souvenir du dos courbé de mon père, m’empêche de m’intégrer.
Contre toute rébellion, ils savent légiférer.
Dés lors que ta jeunesse rêve devant Star Academy,
Tu soutiens ouvertement World Compagny.
Travaille ! Consomme ! … Et tais-toi !!!
C’est toujours le même acte de foi.

Peuples des ordures débranche ta perf...
Le monde se meurt autour de toi !


Ils clament, haut et fort, leur appartenance à la laïcité,
Pourtant règnent en maîtres les religieux les plus ultra.
De Washington à la Nativité,
Sans oublier Alla Akbar,
A grands renforts de guerres et de pétrodollars,
Ils s’offrent même des chefs d’états !

Peuple des ordures prend garde à toi,
L’homme est un fou, bien plus qu’un loup !


Ils crient : Halte aux tyrannies ! Montrent du doigt le grand maudit,
Pendant que la moitié du monde se meurt de manque de tout
Et que la pieuvre inexorablement étend ses tentacules,
L’occident s’étouffe dans un silence ahurissant !
Alors que bien profond ils nous enculent,
Ou sont passés les chiens de garde d’antan ?

Peuple des ordures révoltons-nous,
La dictature est partout autour de nous !!!

Tapi au fond de sa caverne, un vieil ours déchu, courbe l’échine.
Est-ce sous le poids de ses infamies
Ou pour un show bien orchestré ?
Faudra-t-il le lyncher ou le juger à Lahaie ?
Mais qui, par souci d'équité et à défaut de justice divine,
Faudrait-il encore poursuivre pour complicité ?

Peuple des ordures révoltons-nous,
Les rapaces n'auront de cesse que de nous déchirer !



Retour à la page d'accueil


Retour au Site Portail